Le 2 janvier 2011, un haut responsable de la justice iranienne a affirmé que la peine de mort par lapidation de l’Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée pour adultère, pourrait être annulée.
Le chef de la Justice de la province d’Azerbaïdjan oriental, « Malek Ajdar Sharifi », a estimé que c’était possible. Selon la même source, certains doutes demeurent encore quant aux preuves dans l’affaire de « Sakineh », ce qui a retardé la prise de décision finale. Cette remarque intervient au lendemain d’une intervention du fils de « Sakineh Mohammadi-Ashtiani », « Sajjad Ghaderzadeh », qui a demandé samedi devant la presse que la peine de mort soit commuée.
« Sakineh Mohammadi Ashtiani », âgée de 43 ans, et mère de deux enfants est condamnée à mort par lapidation pour « adultère et complicité de meurtre contre son mari ». Elle avait avoué, devant la télévision d’État iranien qu’un homme avec qui elle était intime avait tué son mari devant ses yeux, mais ses avocats ont ensuite dénoncé cette déclaration, en affirmant que « Sakineh » avait été forcée de faire cet aveu.
La première peine a été ramenée à 10 ans de prison en appel en 2007, mais la seconde a été confirmée la même année par une autre cour d’appel. La révélation de cette affaire en juillet par des associations de défense des droits de l’homme a provoqué une vive émotion en occident et une intense mobilisation, de nombreux pays demandant que cette sentence “barbare” ne soit pas appliquée.



















