Après la marche - organisée à l’occasion de la Journée internationale de la femme - qui s’était achevée dans le calme à la mi-journée, des jeunes se sont affrontés aux policiers dans les rues, incendiant un car de la police, ont rapporté des témoins.
Selon un officier de la Garde républicaine (GR), s’exprimant sous couvert de l’anonymat, des éléments de la GR ont alors “pourchassé” les jeunes, “armés de kalachnikov, qui se sont dispersés dans les ruelles”.
“S’il y a eu des morts, ce n’est pas nous”, a-t-il assuré, précisant qu’il y avait également eu des “pillages de plusieurs magasins par les jeunes”. “Un commerçant a tiré sur des jeunes pour protéger son commerce”, selon lui.
Selon des témoins, des habitants ont été atteints par des balles perdues au cours de l’opération des forces de l’ordre.
Quatre corps ont été retrouvés plus tard dans une salle d’une clinique de quartier.
“Ils ont reçu des balles. Deux sont arrivés déjà morts, deux sont morts à la clinique après des blessures”, a indiqué une source médicale.
“La jeune femme se trouvait devant la cour familiale, une balle l’a atteinte en pleine poitrine”, a ajouté un parent de la victime.
Une dizaine de blessés étaient soignés dans des chambres de la clinique et les couloirs, parfois à même le sol. L’un d’entre eux était allongé sur un lit, inanimé, sous perfusion.
“J’étais à la maison en train de manger”, a raconté en grimaçant de douleur Eddy, un des blessés. “Je suis sorti pour aller chercher quelque chose à la boutique, j’ai reçu une balle à la cheville, je ne sais pas d’où venait la balle ni qui a tiré”. Le calme était revenu dans le quartier dans la soirée.



















